ÉTUDE TECHNIQUE · OSAEKOMI-WAZA

Kami-shiho-gatameComment ça marche et comment progresser

Contrôlez depuis le côté de la tête, suivez la sortie et changez d’immobilisation avant que la ligne des épaules ne soit perdue.

En japonais
上四方固
Signification
Contrôle des 4 points par-dessus
Classification
Immobilisation · Osaekomi-waza
Ce guide
Celui qui est dessus, au-delà de la tête de uke, tourné vers ses pieds

Contrôler depuis le côté de la tête sans devenir un poids immobile

Kami-shiho-gatame est le contrôle des 4 points par-dessus, classé parmi les osaekomi-waza (immobilisations). Dans la forme de référence, tori se place au-delà de la tête de uke, passe les bras sous les épaules pour contrôler la ceinture et appuie son corps sur le haut du buste. On compare parfois cette position au contrôle « nord-sud » d’autres sports de combat au sol, mais ce terme de position général ne précise pas chaque saisie et n’établit pas une immobilisation de judo valable.

Convention : uke est allongé sur le dos et tori se trouve au-dessus de sa tête, tourné vers ses pieds. La forme de base utilise les deux bras sous les épaules, les mains contrôlant les côtés de la ceinture. Droite et gauche désignent les membres de la personne nommée. Contrairement à un guide de projection, cet article ne suppose aucune saisie debout de droitier. Les changements d’angle décrits plus loin sont indiqués par rapport au buste de uke.

L’objectif est de contrôler la ligne des épaules tout en conservant une base capable de répondre aux ponts, aux rotations et aux tentatives de récupérer de l’espace. Serrer plus fort avec les mains ne suffit pas si la poitrine se décolle du buste ou si les genoux de uke peuvent facilement revenir. L’immobilisation est une relation changeante entre deux personnes, pas une pose à figer jusqu’à la fin d’un chronomètre.

Ce guide distingue la mise en place de la position, son maintien et le passage à une autre immobilisation. Il étudie aussi les objectifs de sortie de celui qui est dessous. Travaillez avec un professeur, à une résistance convenue, et relâchez immédiatement dès que le partenaire tape ou demande d’arrêter. La pression devrait contrôler le buste sans tordre volontairement le cou ni faire de la gêne respiratoire un objectif d’entraînement.

Regarder l’immobilisation et la sortie comme un ensemble

KODOKAN · 上四方固 / Kami-shiho-gatame
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KODOKAN · Sorties de kami-shiho-gatame
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La première vidéo est la démonstration de kami-shiho-gatame par le Kodokan. La seconde est la référence officielle du Kodokan pour les sorties. Étudier les deux évite de traiter la position du dessus comme un placement figé des mains. Regardez où celui qui est dessous crée de l’espace, quelle épaule commence à bouger et comment cela modifie la base de celui qui est dessus.

Au premier visionnage, repérez le trajet des bras sous les épaules et la connexion à la ceinture. Au suivant, regardez le contact de la poitrine et la position des hanches et des genoux. Enfin, regardez les tentatives de pont et de rotation de celui qui est dessous. Le but est de comprendre ce que l’immobilisation contrôle et ce qu’une sortie doit changer, pas de copier un seul mouvement de membre sans sa préparation.

Dans votre propre vidéo, un cadrage depuis le côté de la tête peut cacher l’espace sous la poitrine. Un angle latéral, filmé en sécurité, peut rendre cet espace plus facile à observer. Demandez au partenaire à quel moment il s’est senti capable pour la première fois de bouger une épaule ou de glisser un bras en barrière. Son retour aide à distinguer une saisie qui paraît solide d’une pression qui reste réellement connectée.

La vidéo des sorties est une référence technique, pas une autorisation de forcer une roulade inconnue à pleine résistance. Apprenez un trajet de sortie sous la direction du professeur, puis laissez à celui qui est dessus une réponse limitée. Cela produit des informations utiles pour les deux rôles : celui qui se défend apprend où l’espace apparaît, et celui qui immobilise apprend à quel moment conserver la même forme cesse d’être la meilleure option.

Établir la ligne des épaules avant d’aller chercher la ceinture

Arriver au-delà de la tête après un passage

Si vous avez contourné les jambes de uke et atteint le côté de la tête, contrôlez d’abord le haut du buste pour que le partenaire ne puisse pas se retourner librement sur les genoux. Établissez ensuite la relation bras-ceinture enseignée par le professeur. Chercher une saisie parfaite de la ceinture pendant que les épaules s’échappent peut faire perdre toute la position avant même que l’immobilisation n’ait commencé.

Après un sacrifice défendu

Un sacrifice manqué peut laisser celui qui s’est défendu au-dessus de l’attaquant, près de sa tête. Kami-shiho peut convenir à cette arrivée si les épaules peuvent être contrôlées et si les jambes sont dégagées. Ne supposez pas la position à partir de la seule orientation des corps. Un adversaire qui garde encore un genou entre les deux corps ou une jambe piégée a créé une autre tâche à résoudre d’abord.

Depuis le contrôle latéral

Depuis yoko-shiho-gatame, un mouvement de hanches du partenaire peut rendre utile le passage du côté de la tête. Conservez le contact du haut du corps pendant que vous changez d’angle. Tourner autour de la tête, poitrine levée et les deux mains tendues, peut offrir à uke l’espace dont il a besoin pour se retourner sous vous.

Quand le partenaire est déjà sur le côté

Un adversaire partiellement tourné peut devoir être stabilisé, ou ramené sur le dos par une action enseignée, avant que la forme de base ne convienne. Ne tirez pas brutalement la tête vers le tatami pour forcer l’étiquette. Déterminez si vous contrôlez une épaule, les deux ou aucune, et choisissez la position suivante à partir de cette information.

Relier les épaules, la poitrine et une base adaptable

Installer le trajet des bras

Dans la forme de référence, les bras passent sous les épaules et les mains contrôlent la ceinture sur les côtés. Cela aide à relier le haut du corps au buste au lieu de compter sur une saisie isolée près de la tête. Gardez les épaules du partenaire dans une position confortable. Si le trajet n’est pas disponible, utilisez une transition enseignée par le professeur plutôt que de forcer un bras à travers un espace fermé.

Amener la pression de la poitrine sur le haut du buste

Le contact de votre corps devrait limiter la capacité de uke à soulever et à faire tourner la ligne des épaules. Évitez de porter tout votre poids sur des genoux éloignés pendant que la poitrine flotte au-dessus du partenaire. À l’inverse, ne vous effondrez pas sur le visage ou le cou. Un professeur devrait vérifier où la pression se transmet et si vous pouvez bouger sans perdre la connexion.

Garder une base capable de suivre un pont

La position des genoux et des jambes devrait offrir un appui face au mouvement attendu, sans devenir si rigide qu’un seul changement de direction vous fasse rouler. Une base plus large peut résister dans une direction, mais peut ralentir un ajustement nécessaire. Apprenez d’abord la forme de base, puis testez de petits changements face à une sortie précise au lieu de considérer la largeur maximale comme la meilleure option dans tous les cas.

Suivre le buste plutôt que poursuivre les mains

Quand uke fait le pont ou se tourne, gardez le contact avec la ligne des épaules et adaptez votre base au mouvement. Serrer davantage la ceinture pendant que la poitrine se décolle peut préserver l’apparence du contrôle tout en en perdant la fonction. Demandez-vous si l’épaule du partenaire est toujours contenue, et pas seulement si vos doigts restent accrochés.

Changer d’immobilisation avant que la position ne disparaisse

Si celui qui est dessous se tourne assez pour que l’alignement d’origine ne contrôle plus les deux épaules, une transition vers le contrôle latéral ou vers une autre immobilisation enseignée peut être préférable. Faites ce changement tant que vous gardez un contact utile. Attendre que la ceinture glisse et que les deux épaules soient libres transforme un ajustement contrôlé en lutte désordonnée.

Quatre vérifications pour une immobilisation par la tête qui reste réactive

Garder la ligne des épaules sous observation

Demandez à votre partenaire quelle épaule il peut soulever en premier. Si c’est toujours le même côté qui se libère, examinez la position de votre poitrine et la connexion du bras de ce côté. Ne supposez pas que la solution consiste à serrer plus fort, de façon égale, avec les deux mains. La sortie exploite peut-être un angle ou un espace plutôt qu’un manque de force de saisie.

Peser sur le buste, protéger le cou

Repérez où uke ressent la charge. Si le contrôle dépend d’une torsion inconfortable du cou ou d’une pression sur le visage, réduisez l’intensité et demandez au professeur d’ajuster la position. Une immobilisation techniquement utile devrait se travailler par le contrôle du buste et des épaules. Une gêne qui empêche des mouvements de sortie honnêtes empêche aussi d’obtenir un retour utile.

Laisser la base bouger avant qu’elle ne bascule

Pendant un pont lent, observez si vos genoux et vos hanches s’ajustent ou restent figés jusqu’à ce que vous rouliez. Travaillez d’abord la réponse à une seule direction prévisible. Une base mobile n’est pas une agitation permanente : changez seulement ce qu’il faut pour maintenir la relation, puis réinstallez-vous une fois la menace passée.

Conserver le contact pendant le changement d’angle

Quand vous partez vers le contrôle latéral, demandez-vous si uke gagne un espace de la taille d’une poitrine avant votre arrivée. Si c’est le cas, ralentissez la transition et gardez une connexion appropriée du haut du corps tout du long. Le trajet entre deux immobilisations fait partie du contrôle. Deux bonnes positions statiques ne forment pas un bon enchaînement si l’espace entre elles est libre.

Trouver le premier espace qu’utilise la sortie

Uke se tourne facilement sur le côté

Une épaule n’est peut-être pas contrôlée, la poitrine est peut-être trop avancée vers la tête, ou les bras ont peut-être perdu leur trajet sous les épaules. Demandez à uke de montrer lentement la rotation. Faites une pause à la première ouverture et ajustez une seule relation. Vérifiez si la rotation demande maintenant plus de préparation, plutôt que de mesurer simplement une durée d’immobilisation plus longue.

Vous êtes renversé malgré une saisie solide de la ceinture

La base est peut-être étroite, votre poids suit peut-être trop le pont, ou vous restez peut-être rigide pendant un changement de direction. Gardez une force de saisie comparable et testez un petit ajustement de base face à un pont convenu. Si le renversement devient plus difficile sans serrer davantage, vous avez identifié une contribution liée à la position.

Uke place des bras en barrière sous votre poitrine

Vous vous soulevez peut-être pendant les changements de saisie, ou vous laissez une épaule se retirer. Examinez le moment où le bras en barrière entre, et pas seulement la sortie finale. Travaillez le changement d’une main en conservant le contact du corps, puis ajoutez la tentative de barrière de celui qui est dessous. Cela isole une erreur de transition qu’une immobilisation statique entièrement verrouillée masquerait.

Vos avant-bras se fatiguent très vite

Vous utilisez peut-être la saisie de la ceinture pour remplacer la connexion de la poitrine, ou vous tirez en continu contre un buste qui a de la place pour bouger. Réduisez la résistance et examinez où votre poids est soutenu. Un professeur peut vous aider à distinguer une tension de saisie utile d’un effort inutile. Ne relâchez pas toute connexion au nom du relâchement musculaire ; répartissez plutôt la tâche à travers la position.

Vous poursuivez les hanches et perdez les épaules

Les mouvements du bas du corps de uke peuvent vous détourner du contrôle principal de l’immobilisation par la tête. Si vous allez chercher loin vers les jambes pendant que le haut du buste tourne, vous risquez de créer vous-même la sortie. Gardez d’abord la relation aux épaules, puis choisissez une transition vers le contrôle latéral si le mouvement des hanches la rend plus adaptée. Le but est de contrôler la personne, pas de conserver cette immobilisation à tout prix.

Changer d’immobilisation en réponse à la sortie

Contrôle latéral → kami-shiho-gatame

Commencez dans une position de yoko-shiho établie, jambes dégagées. Si le mouvement des hanches de uke rend l’angle latéral moins utile alors que les épaules restent contrôlées, déplacez-vous vers le côté de la tête en gardant un contact continu avec le buste. Installez la relation bras-ceinture dans la mesure où la position le permet. Reprenez l’exercice si un genou entre ou si le partenaire se retourne complètement avant la fin de la transition.

Kami-shiho-gatame → contrôle latéral

Si uke tourne une épaule et crée un trajet de sortie plus fort depuis le côté de la tête, suivez-le vers une immobilisation par le côté enseignée par le professeur, en conservant le contrôle disponible du haut du corps. Ne vous déplacez pas avec les deux mains détachées. Le partenaire dessous devrait parfois se tourner de l’autre côté ou rester à plat, pour que vous appreniez à choisir la transition plutôt qu’à l’exécuter sur un décompte.

Kami-shiho-gatame → immobilisation par la tête modifiée

Kuzure-kami-shiho-gatame est une technique reconnue distincte. Une relation de bras modifiée peut rendre appropriée une immobilisation modifiée déjà enseignée, mais ce n’est pas un nom fourre-tout pour une saisie qui glisse. Identifiez le contrôle précis que votre professeur veut conserver et la nouvelle base qui le soutient. Si ces contrôles sont absents, reconstruisez la position au lieu de rebaptiser la perte.

Suivre la sortie vers une autre position du dessus

Celui qui est dessous peut créer assez de rotation pour que l’immobilisation d’origine doive être abandonnée alors que le contrôle par le dessus reste possible. Choisissez la destination à partir de la position réelle des épaules et des hanches. Une transition vers tate-shiho-gatame exige des jambes dégagées et un trajet sûr pour passer à cheval sur le corps ; ce ne devrait pas être un saut par-dessus des genoux en train de revenir.

Les conditions pour arrêter et reprendre sont explicites : un alignement du cou douloureux, un membre piégé, la perte du contrôle par le dessus ou une lutte confuse. Les premières séquences de travail positionnel peuvent s’arrêter à ces limites. Les séquences suivantes ne peuvent continuer qu’une fois que les deux partenaires ont appris le rétablissement correspondant.

Une sortie commence par changer la relation contrôlée

Pour uke, identifiez d’abord ce qui empêche les épaules de tourner. Utilisez comme matériel d’étude les trajets de sortie enseignés par votre professeur et montrés dans la référence officielle. Un pont peut provoquer une réaction, mais faire le pont à répétition sans changer de bras en barrière ni d’angle peut simplement vous épuiser sous la même immobilisation. Le but est de créer un espace utilisable, puis d’agir à partir de lui.

Travaillez à partir d’un niveau de pression du dessus que vous pouvez gérer. Exercez-vous à un mouvement de préparation, une rotation ou une récupération d’espace, et une position finale claire. Cette fin peut être un genou récupéré, une rotation vers une orientation plus sûre ou un renversement, selon la sortie enseignée. N’appelez pas sortie un simple tortillement momentané si les épaules restent contrôlées exactement comme avant.

Évitez de charger votre cou à la place d’un mouvement du buste et ne forcez pas un bras à travers un angle douloureux. Tapez et reprenez quand c’est nécessaire. Celui qui immobilise devrait relâcher immédiatement. Un bon exercice de position laisse à celui qui est dessous assez de marge pour tester la sortie, pendant que celui qui est dessus apprend à répondre sans augmenter la gêne.

Pour tori, se défendre contre une sortie ne consiste pas toujours à conserver exactement la même saisie. Repérez si le mouvement menace une épaule, votre base ou l’espace sous la poitrine. Répondez à cette menace précise. Si maintenir l’immobilisation d’origine exigeait de tordre une articulation ou de perdre l’équilibre, changez plutôt de position par une transition enseignée.

Le contrôle doit survivre au passage d’une immobilisation à l’autre

Celui qui est dessous reste à plat mais place un bras en barrière

Gardez le buste contrôlé tout en traitant le bras en barrière par un ajustement enseigné par le professeur. Ne sacrifiez pas les deux connexions aux épaules simplement pour écarter une main. Travaillez lentement le changement de main afin de voir si la poitrine reste connectée. Si le bras en barrière provoque déjà une rotation sur le côté, choisissez la nouvelle position au lieu d’affirmer que l’immobilisation d’origine est intacte.

Celui qui est dessous se tourne vers les genoux

Suivez le buste avec un contrôle approprié et utilisez, si elle est disponible, une technique de retournement enseignée ou une autre immobilisation. Évitez de tirer la tête vers l’arrière pour remettre le partenaire à plat. Le moment où une épaule s’échappe peut servir de limite d’entraînement utile : arrêtez-vous, identifiez l’ouverture et reprenez juste avant qu’elle ne se produise.

Une jambe s’en mêle pendant la transition

Passer du côté de la tête vers le contrôle latéral peut vous rapprocher de genoux en train de revenir. Repérez toute jambe piégée avant de vous installer dans une nouvelle immobilisation. Utilisez l’action de passage que votre professeur vous a enseignée plutôt que de vous dégager en vous tordant tout en maintenant une pression dans la direction opposée. La transition n’est pas terminée tant que le contrôle réel n’est pas établi.

Les clés de bras et les étranglements devraient être appris séparément, dans le cadre du règlement de la catégorie d’âge et de la compétition concernées. N’abandonnez pas une immobilisation stable pour courir après un étranglement aperçu dans une compilation vidéo sans comprendre la relation entre le bras et le cou. L’objectif de cette page est une immobilisation réactive et la reconnaissance des sorties ; elle ne valide pas un enchaînement vers une clé de bras ou un étranglement et n’offre pas de raccourci pour contourner un enseignement encadré.

Donner aux deux partenaires un objectif de position clair

Mettre en place et décrire l’immobilisation

Commencez avec uke à plat et coopératif. Installez le trajet des bras de base, les saisies de la ceinture et le contact de la poitrine. Demandez à uke quelle épaule lui semble la plus facile à bouger. Ajustez avec le professeur, puis relâchez. Progressez quand la position est confortable et que les deux partenaires savent décrire ce qui est contrôlé sans compter sur un serrage maximal.

Une seule direction de sortie prévisible

Uke utilise un pont ou une rotation enseignés, à faible résistance. Tori ajuste la base et le contact avec le buste en gardant une action contrôlée. Arrêtez-vous au premier espace important. Progressez quand celui qui immobilise sait identifier l’épaule menacée et répondre avant une perte complète, plutôt que d’attendre que celui qui est dessous soit presque sorti.

Deux réactions possibles

Laissez uke choisir entre deux mouvements enseignés, par exemple une rotation vers l’un ou l’autre côté. Tori maintient ou change d’angle. Gardez un rythme assez lent pour reconnaître la différence. Une transition correcte devrait compter comme une réussite même si la forme d’origine de kami-shiho change ; l’objectif est un contrôle réactif, pas la fidélité à une photographie.

Séquences d’une immobilisation à l’autre

Commencez en contrôle latéral, passez du côté de la tête quand la réponse le permet, puis revenez vers une immobilisation adaptée quand uke sort. Fixez avec le professeur une durée de séquence modeste ; c’est une contrainte d’entraînement, pas un seuil officiel de score. Notez où le contact a été perdu pendant le mouvement, plutôt que seulement la durée de la dernière immobilisation.

Entrée depuis une vraie arrivée au sol

Partez d’un passage enseigné par le professeur ou d’une position de sacrifice défendu en sécurité. Tori doit établir le contrôle des épaules avant de sécuriser l’immobilisation complète. Uke essaie de retrouver un bras en barrière ou de se tourner avant que la position ne s’installe. Cela relie la technique statique à la lutte pour l’espace qui la précède. Utilisez le guide des exercices de ne-waza pour organiser la suite du travail de position.

L’immobilisation par la tête de Tóth après un sacrifice défendu

L’analyse technique de l’IJF consacrée au Grand Prix du Portugal 2023 décrit Krisztián Tóth qui surmonte le sumi-gaeshi de Dong-han Gwak et applique un kami-shiho-gatame inhabituel lors de leur combat du deuxième tour en −90 kg. Le terme employé dans le compte rendu appuie cet exemple nommé ; le mot « inhabituel » met aussi en garde contre l’idée qu’il s’agirait exactement de la forme de base à deux saisies de ceinture présentée plus haut.

Pour l’étude, identifiez comment une attaque debout défendue devient une occasion de contrôle au sol. Demandez-vous à quel moment les épaules sont contenues et ce qui empêche l’attaquant initial de se rétablir. Ce sont des questions de visionnage, pas l’affirmation que cette page a vérifié chaque image de façon indépendante. Ne copiez pas une roue défensive avancée simplement parce qu’elle a précédé l’immobilisation dans un combat de haut niveau.

L’application à l’entraînement peut être beaucoup plus simple : partez d’une arrivée sûre du côté de la tête et laissez celui qui est dessous tenter un rétablissement avant que l’immobilisation ne s’installe. Cela isole le problème de contrôle sans reproduire tout l’échange debout. Gardez claire la distinction entre le combat rapporté et votre exercice volontairement simplifié.

Un contrôle par la tête n’est pas n’importe quelle position « nord-sud »

Le trajet des bras et la connexion à la ceinture de la forme de référence distinguent kami-shiho-gatame d’une simple description d’une personne allongée au-dessus de la tête. Kuzure-kami-shiho-gatame est une immobilisation reconnue distincte, avec une relation de contrôle modifiée. Demandez à votre professeur d’identifier la version réellement utilisée au lieu de supposer que tout changement de position de main relève exactement de la même forme.

Yoko-shiho-gatame aborde la position par le côté et met l’accent différemment sur le contrôle des épaules et des hanches. Tate-shiho-gatame est une immobilisation à cheval. Ces positions peuvent se relier dans un enchaînement pratique, mais chacune exige sa propre base et sa propre réponse aux sorties. Passer de l’une à l’autre sans conserver le contact ne crée pas un système d’immobilisations fiable.

La référence officielle des techniques fournit la classification. La reconnaissance en compétition dépend aussi de la position réelle et du règlement applicable ; un nom familier n’établit pas automatiquement une immobilisation en cours. Cet article évite de prescrire une durée universelle et ne suppose pas que tous les groupes d’entraînement appliquent les mêmes conditions de compétition.

Repérez la première épaule qui se libère

Choisissez une seule question : « Quelle épaule s’échappe en premier, et quel espace apparaît juste avant ? » Partez à chaque fois de la même immobilisation de base et laissez uke utiliser une sortie enseignée. Notez : épaule soulevée, espace sous la poitrine, base qui bascule ou transition contrôlée. Traitez la gêne à part et arrêtez-vous pour corriger plutôt que de la considérer comme une résistance ordinaire.

Exemple fictif, pas des données d’entraînement mesurées : « Six courtes séquences : l’épaule droite s’est échappée trois fois pendant que je changeais la saisie de la ceinture ; deux fois j’ai gardé le contrôle ; une fois je suis passé au contrôle latéral. Bloc suivant : travailler ce changement de main en gardant le contact de la poitrine, avec la même sortie. » Ces chiffres illustrent un relevé de diagnostic, pas un classement de la capacité à immobiliser.

Demandez au professeur d’observer le moment qui précède la rotation de l’épaule. Si la correction du changement de main aide, ajoutez une deuxième direction de sortie plutôt que d’augmenter aussitôt la force. Utilisez le carnet d’entraînement ou Judo AI pour garder ensemble l’observation et la décision suivante. Le but est une immobilisation qui répond au mouvement, pas seulement un serrage statique plus long.

Sources, auteur et relecture

Les noms officiels des techniques du Kodokan fixent le nom et la catégorie. La définition et la vidéothèque de l’IJF consacrées à kami-shiho-gatame, ainsi que la démonstration du Kodokan citée en lien, sont les principales références techniques. La deuxième vidéo ci-dessus est créditée séparément. Le compte rendu de compétition cité dans la partie 11 appuie l’exemple nommé, et non chacune des suggestions d’entraînement de cette page.

Par Judo AI · Relecture éditoriale de la version anglaise : 9 octobre 2026 · Version française : 13 octobre 2026. Les définitions, l’identité des sources, la cohérence de l’article et les liens ont été vérifiés. Les exercices et les questions de diagnostic sont des propositions éditoriales à discuter avec votre professeur, pas un protocole d’entraînement validé. La validation par un professeur technique nommément identifié reste à faire. L’identité des vidéos a été vérifiée ; leur lecture intégrale et chaque détail des combats n’ont pas été analysés de façon indépendante. Prévisualisation éditoriale en français.

Règlement et portée : ce guide d’étude suppose une pratique encadrée du judo ; ce n’est pas un manuel d’arbitrage à jour. Les scores historiques décrivent l’événement cité. Demandez à votre professeur de vérifier le règlement de votre catégorie d’âge et de votre compétition avant d’utiliser en shiai des variantes de saisie, des clés de bras ou des étranglements ; cette version ne certifie pas leur légalité. Arrêtez une action à l’entraînement dès que votre partenaire tape, demande d’arrêter ou signale une douleur.

Tous les guides d’étude technique · Référence officielle des 100 techniques · Guides d’entraînement.