ÉTUDE TECHNIQUE · ASHI-WAZA

Uchi-mataComment ça marche et comment progresser

Reliez le haut du corps à l’action contre l’intérieur de la cuisse, organisez votre pied d’appui et apprenez quand continuer, changer de direction ou reprendre la garde.

En japonais
内股
Signification
Fauchage de l’entrejambe
Classification
Technique de jambe · Ashi-waza
Ce guide
Jambe droite, action à l’intérieur de la cuisse

Uchi-mata commence par un haut du corps connecté

Uchi-mata (fauchage de l’entrejambe) est une projection par l’intérieur de la cuisse, rangée par le Kodokan dans le groupe des ashi-waza, les techniques de jambe. Dans la référence de l’IJF à droite, uke est amené vers l’avant ou vers son coin avant droit, et l’arrière de la cuisse droite de tori agit contre l’intérieur de la cuisse gauche de uke pendant la rotation. La jambe levée se voit, mais elle ne peut pas remplacer la saisie, la direction donnée au haut du corps et la jambe d’appui qui rendent l’action possible.

Nos conventions : vous êtes tori, celui qui projette ; votre partenaire est uke. Votre main gauche tient la manche droite de uke et votre main droite tient son revers gauche. Votre jambe gauche soutient l’action à droite pendant que votre jambe droite travaille à l’intérieur de la garde de uke. D’autres saisies et d’autres zones de contact existent ; ce guide s’en tient à une seule forme de base pour que les observations restent comparables.

« uchi mata » et « uchimata » désignent généralement la même technique. Parler d’un uchi-mata « plutôt hanche » ou « plutôt jambe » relève de distinctions pédagogiques, qui n’autorisent pas à ignorer la classification officielle parmi les ashi-waza. Harai-goshi (balayage de hanche) est une technique officielle distincte, avec une relation de contact de référence différente.

Il est conçu pour une étude encadrée, après l’apprentissage des ukemi (chutes) et d’une entrée enseignée par un professeur. Il peut aider un pratiquant expérimenté à comprendre pourquoi son attaque se transforme en sautillements incontrôlés. Il ne prescrit pas de morphologie idéale et ne prétend pas qu’un balancement plus haut donne toujours un meilleur uchi-mata.

Suivez le pied d’appui autant que la jambe qui attaque

KODOKAN × IJF ACADEMY · Uchi-mata
Ouvrir la vidéo officielle sur YouTube si le lecteur ne s’affiche pas.
Efficient Judo · Principes de base
Ouvrir le tutoriel (en anglais) sur YouTube si le lecteur ne s’affiche pas. Référence pédagogique indépendante, distincte de la démonstration officielle.

Commencez par la démonstration du Kodokan, puis comparez avec l’explication des principes de base d’Efficient Judo. Regardez une seule relation entre les corps à la fois. Suivre en même temps les deux pieds, les deux mains et la réception peut rendre une vidéo claire plus compliquée qu’elle ne l’est.

Au premier passage, suivez les épaules de uke pendant que tori tourne. Au deuxième, suivez le pied gauche d’appui de tori et la distance entre les hanches. Au troisième, identifiez le contact de la jambe droite et la direction de la finalisation. Si la caméra masque le contact à l’intérieur de la cuisse, notez cette limite au lieu de supposer que chaque uchi-mata utilise exactement le même point de contact.

Comparez l’instant qui précède la montée de la jambe avec celui où uke commence à tourner. Dans vos propres vidéos, demandez-vous si lever la jambe déclenche une projection connectée ou laisse le haut du corps derrière. Un grand balancement vers l’arrière peut impressionner alors même que le partenaire reste confortablement en équilibre.

Servez-vous plus tard des images de compétition pour étudier les décisions et les adaptations. Une finalisation en sautillant face à la résistance et une démonstration de base coopérative répondent à des questions différentes. Ne remplacez pas la tâche du débutant, trouver un placement stable, par l’exigence d’imiter les rétablissements répétés sur une jambe d’un champion.

Chercher une ligne intérieure exploitable

La garde de uke s’ouvre sous votre saisie

Le chemin intérieur peut s’ouvrir quand uke fait un pas, tourne autour de vous ou se rééquilibre après une autre attaque. Vous devez tout de même amener le haut de son corps dans la direction voulue. Une garde ouverte ne suffit pas à elle seule si vos mains sont déconnectées et que uke peut librement reculer les hanches.

Garde du même côté

En travail droite contre droite, distinguez le couloir d’entrée du problème de manche. Si le bras droit de uke reste raide et éloigné, la jambe peut entrer pendant que votre haut du corps reste dehors. Travaillez à emmener avec vous l’épaule contrôlée avant de vous demander à quelle hauteur lever la jambe qui attaque.

Garde opposée

En kenka-yotsu (garde opposée), droite contre gauche, l’accès à la ligne intérieure et le placement du pied avant peuvent changer. Travaillez l’approche avec votre professeur et sachez à chaque instant quelle saisie contrôle quelle épaule. Ne transposez pas tel quel un placement de pieds prévu pour la garde du même côté en supposant que la difficulté restante vient d’un manque de souplesse.

Uke recule ou ferme l’espace

Un long recul peut laisser votre pied d’appui trop loin ; à l’inverse, un partenaire trop collé peut ne laisser aucune place à la rotation prévue. Dans les deux cas, créez un nouveau déplacement ou choisissez une autre attaque. Une bonne décision peut consister à retrouver l’appui sur les deux pieds et à reprendre la garde, plutôt qu’à sautiller après une position qui n’existe plus.

Relier les mains, l’appui et l’action de la cuisse

Donner la direction vers l’avant

Servez-vous de la saisie manche-revers pour amener le haut du corps de uke dans la ligne de projection. Les mains devraient rester connectées pendant que vous tournez. Évitez une forte traction suivie d’un balancement de jambe séparé, une fois que uke s’est rééquilibré. Votre professeur devrait pouvoir reconnaître une seule action continue, et non une tentative du haut du corps suivie d’une deuxième action de jambe sans lien avec la première.

Tourner jusqu’à une distance exploitable

Rapprochez votre corps assez pour vous connecter sans bloquer la rotation. La taille du partenaire et la garde influencent l’entrée adaptée : utilisez un placement enseigné par votre professeur plutôt qu’une longueur de pas universelle. Si vous devez aller chercher uke vers l’arrière avec la jambe qui attaque, examinez la distance avant d’y voir un problème de vitesse de jambe.

Organiser la jambe gauche d’appui

La jambe d’appui doit porter votre équilibre changeant pendant que la jambe droite agit. Un pied placé trop loin des deux corps connectés peut vous laisser penché, à courir après uke. Un appui trop serré peut limiter la rotation. Vérifiez les deux hypothèses par une entrée lente suivie d’un retour en garde ; ne rapprochez pas automatiquement le pied après chaque tentative ratée.

Associer l’action de la cuisse à la rotation du haut du corps

Dans la forme de base, l’arrière de la cuisse droite agit contre l’intérieur de la cuisse gauche de uke pendant que le buste et les mains poursuivent la projection. Évitez de donner un coup de pied vers le haut dans l’entrejambe ou de balancer la jambe indépendamment du partenaire. Le contact devrait être maîtrisé et enseigné avec un uke consentant avant d’ajouter la moindre résistance.

Finir sans abandonner la posture

Poursuivez la rotation connectée tout en accompagnant la réception de uke. N’utilisez pas la tête comme point d’appui et ne plongez pas tête la première pour forcer une projection bloquée. Si l’attaque initiale se prolonge en sautillant, restez attentif à l’appui et à la direction ; si vous les perdez, retrouvez une base stable quand c’est possible au lieu de sautiller à l’aveugle.

Cinq observations plus importantes que la hauteur du balancement

  • L’épaule vient avec la rotation. Regardez le haut du corps de uke à l’instant où votre jambe monte. S’il reste en arrière, examinez d’abord les mains et la distance.
  • Le pied d’appui se place sous l’action. Lors d’une entrée lente, pouvez-vous revenir sur vos deux pieds en gardant le contrôle ? Une chute vers l’avant sans projection peut montrer que votre base n’est pas organisée.
  • Le contact est volontaire. Vérifiez avec votre professeur et votre partenaire la relation prévue contre l’intérieur de la cuisse. Un contact douloureux ou mal placé est une raison de s’arrêter et de se replacer.
  • La jambe et le buste coopèrent. Comparez une petite action maîtrisée avec un grand balancement. Si la version réduite déplace mieux uke, l’amplitude n’était probablement pas la première limite.
  • Un sautillement a une direction et une fin. Comptez si chaque prolongement modifie l’équilibre de uke ou se contente de le suivre. Reprenez la garde quand le contrôle est perdu, au lieu de considérer chaque sautillement supplémentaire comme un progrès.

Utilisez une seule observation par série d’entraînement et demandez un retour avant d’augmenter la résistance. « Continuez à tourner » peut être une consigne utile tant que la connexion tient, mais devient une mauvaise consigne quand vous avez déjà perdu la manche et que vous êtes en équilibre précaire sur un pied.

Diagnostiquer un uchi-mata qui se bloque

« Ma jambe balance, mais uke reste debout. »

Il manque peut-être la connexion du haut du corps, le contact est peut-être trop éloigné, ou l’attaque commence après le rééquilibrage de uke. Filmez la préparation, pas seulement le balancement. Recommencez avec une rotation coopérative et une petite action de jambe, en vérifiant que les épaules de uke entrent dans la ligne avant d’augmenter l’amplitude.

« Je sautille encore et encore sans que la position change. »

Les sautillements compensent peut-être un mauvais placement initial ou un partenaire sorti de la ligne de projection. Vérifiez si chaque sautillement préserve le contact et crée un nouvel angle. Si rien ne change, à part la distance parcourue, revenez sur vos deux pieds et travaillez le placement d’appui initial ou une autre continuation.

« Uke contourne la jambe qui attaque. »

La jambe monte peut-être avant que les mains aient donné la direction, ce qui laisse une sortie évidente. Autre possibilité : une entrée tardive sur un partenaire qui tournait déjà pour s’écarter. Faites tourner uke lentement autour de vous, sur un trajet convenu, et examinez le moment de l’entrée. Ne répondez pas en bloquant ou en vrillant le genou du partenaire dont le pied est planté au sol.

« Ma jambe d’appui manque de stabilité. »

Regardez la distance d’approche, la posture et la fatigue avant de supposer que vous manquez de force. Un professeur peut comparer la position d’appui dans une entrée réussie et dans une entrée ratée. Réduisez la tâche à un travail de placement maîtrisé et de retour en garde. Si une douleur apparaît, et pas seulement une instabilité ordinaire, arrêtez et faites-vous examiner par une personne compétente.

« Ça ne marche qu’avec un partenaire très coopératif. »

Uke saute peut-être dans la projection. Utilisez un exercice où il se déplace naturellement sans faciliter le soulèvement. Ralentissez et convenez d’une résistance modérée. Notez ce que vous perdez en premier : la saisie, le couloir d’entrée ou la finalisation. Ce sont trois problèmes différents, et un balancement plus fort ne les règle pas tous.

Changer de direction quand uke change le problème

O-uchi-gari → uchi-mata

Commencez par un o-uchi-gari (grand fauchage intérieur) qui soit une véritable attaque vers l’arrière. Si uke retire la jambe attaquée et se rééquilibre vers l’avant pendant que vos saisies et votre équilibre restent organisés, ce rééquilibrage peut ouvrir l’entrée de uchi-mata. Si uke reste vulnérable vers l’arrière, finissez o-uchi-gari. Si le rééquilibrage l’emmène hors de portée, retrouvez la distance au lieu de lever la jambe dans le vide.

Uchi-mata → ko-uchi-gari

Si uke évite l’action contre l’intérieur de la cuisse et qu’un talon devient accessible, ramenez la jambe qui attaquait dans une base organisée avant de passer à ko-uchi-gari (petit fauchage intérieur). C’est un changement de direction, pas une autorisation de faucher alors que votre buste tombe encore vers l’avant. Commencez avec une réaction enseignée et prévisible, et arrêtez si les jambes s’emmêlent.

Uchi-mata prolongé avec un nouvel angle

Un partenaire qui reste connecté mais se rééquilibre sur une jambe peut permettre une continuation maîtrisée. L’essentiel est de garder la relation entre les hauts du corps tout en ajustant l’appui, pas simplement de multiplier les sautillements. Ne travaillez cette continuation qu’après une attaque initiale stable, avec un professeur qui fixe les limites. Si uke s’est complètement dégagé, considérez l’entrée comme perdue.

Dans chaque séquence, laissez uke choisir, à terme, de donner ou non la réaction attendue. Un enchaînement appris uniquement avec une réaction garantie enseigne la coordination, mais pas le choix. Quand l’ouverture prévue n’apparaît pas, considérez une attaque abandonnée à juste titre comme un résultat utile.

Sortir de la ligne avant de décoller

Se défendre tôt peut consister à retrouver sa posture, à déplacer les hanches et à ajuster les pieds pour que l’action contre l’intérieur de la cuisse ne rencontre plus un corps connecté. Travaillez lentement le moment avec votre professeur. Se pencher simplement en arrière sans bouger les pieds peut laisser une autre attaque possible : l’objectif est un rétablissement organisé, pas un changement de posture spectaculaire.

Uchi-mata-sukashi est une contre-prise reconnue, classée parmi les te-waza (techniques de bras), qui repose sur l’esquive et la redirection ; uchi-mata-gaeshi est une contre-prise distincte. Leur existence ne fait pas de n’importe quelle torsion de dernière seconde une défense solide. Étudiez leurs formes officielles et apprenez-les séparément avant de les essayer dans un échange libre.

Une fois que la projection vous a pris l’équilibre, donnez la priorité à l’ukemi. Ne posez ni la tête ni un bras tendu pour résister à la chute. Tori doit lui aussi éviter de forcer la finalisation en poussant vers le bas sur la tête quand la jambe d’appui ne peut plus soutenir l’action.

Pour l’attaquant, il s’agit de reconnaître l’exposition créée par un balancement de jambe déconnecté. Si uke est sorti de la ligne, retrouvez votre appui et réévaluez. Au début, un exercice de défense devrait se terminer par une sortie convenue ou une projection contrôlée. N’ajoutez les contre-prises que lorsque les deux partenaires savent quelle action est travaillée et comment s’arrêter en sécurité.

Ne perdez pas l’échange quand la jambe redescend

Uke tombe sur le côté ou sur le dos

Gardez un contact utile avec la manche et installez une position stable au-dessus du buste ou à côté. Kesa-gatame (contrôle fondamental en travers) peut convenir si le bras proche est disponible ; yoko-shiho-gatame peut convenir à une position latérale plus perpendiculaire. Évitez de tomber sur uke avec un poids incontrôlé simplement parce que l’action de projection était ample.

Uke tombe tourné vers l’intérieur

Attendez-vous à ce qu’un bras placé en barrière, un genou ou un coude rentré gêne votre trajet. Travaillez sur l’obstacle réel avant d’aller chercher la tête. Une tâche de passage ou de retournement enseignée par votre professeur peut démarrer depuis cette position, sans refaire une projection complète à chaque fois. Vous travaillez ainsi la transition plus précisément et avec moins de fatigue.

L’attaque est esquivée et vous restez debout

Ramenez la jambe dans une base stable et localisez uke avant de continuer. S’il est passé derrière vous ou sur le côté, protéger votre position est plus urgent que de relancer le balancement de jambe. Ne forcez pas un échange au sol à partir d’une chute incontrôlée dans le seul but de continuer à attaquer.

Dans votre carnet d’entraînement, notez la première position stable après la tentative. « Pas de projection, garde retrouvée » et « pas de projection, contrôle du dessus perdu » sont des issues différentes. Mieux faire cette distinction aide à relier le travail technique à l’ensemble de l’échange.

Travailler séparément l’appui, le déplacement et le choix

Placement maîtrisé

Commencez par une entrée enseignée par votre professeur et une petite action contre l’intérieur de la cuisse, face à un partenaire coopératif. Le but est un contact confortable et un retour en garde organisé. Utilisez au besoin les exercices d’appui choisis par votre professeur ; cette page ne prescrit aucun score à un test d’équilibre comme preuve que vous êtes prêt.

Déplacement prévisible

Uke suit un seul pas lent ou une seule rotation. Tori choisit le moment de l’entrée et ajoute une projection contrôlée quand c’est approprié. Vérifiez que le pied d’appui atteint une position utile avant que la jambe agisse. Progressez quand le partenaire est emporté par la connexion plutôt que lorsqu’il saute de lui-même dans la finalisation.

Un choix arrière-avant

Utilisez o-uchi-gari comme une vraie première menace. Uke reste vulnérable vers l’arrière ou se rééquilibre vers l’avant. Tori termine l’attaque appropriée ou reprend la garde quand la distance est perdue. Comptez les décisions séparément des projections, en particulier quand une entrée techniquement bonne a été tentée sur la mauvaise réaction.

Une défense convenue

Laissez uke sortir de la ligne de uchi-mata à faible intensité. Tori maintient une continuation maîtrisée ou revient en garde et choisit la suite enseignée par le professeur. Gardez un contact de jambe et un rythme modérés. Le critère d’apprentissage est de rester organisé quand la première tentative est refusée.

Transfert en randori

Introduisez un déplacement plus libre avec des partenaires adaptés. Notez si vous obtenez la saisie et la ligne, pas seulement si uchi-mata marque. Si l’entrée n’apparaît jamais, travaillez l’approche et le déplacement. Si elle apparaît mais se transforme en sautillements sans fin, revoyez l’appui et la continuation plutôt que de reprendre toute la technique à zéro.

Si c’est l’obtention de la saisie de départ qui vous limite, servez-vous du guide sur le travail du kumikata pour travailler cette approche avant d’augmenter le nombre de projections.

Niizoe contre Gahié, Paris 2020

Le compte rendu de l’IJF sur le Grand Chelem de Paris 2020 indique que Saki Niizoe a projeté Marie-Ève Gahié pour ippon sur uchi-mata en demi-finale féminine des −70 kg, à une minute de la fin. Il s’agit de l’identification de l’action décisive par le compte rendu, et non d’une analyse image par image menée ici de façon indépendante.

Quand vous regardez une rediffusion officielle, examinez l’entrée avant d’admirer la finalisation. Quelle saisie était disponible ? Dans quelle direction Gahié se déplaçait-elle ? Comment Niizoe a-t-elle organisé son pied d’appui ? Si le contact de la jambe est masqué, n’utilisez pas l’extrait pour prouver un point de contact précis.

La vidéothèque de l’IJF consacrée à uchi-mata propose d’autres applications. Ne comparez un deuxième exemple qu’après avoir noté l’athlète, l’adversaire et l’événement. Votre question d’entraînement pourrait être : la direction du haut du corps est-elle établie avant que la jambe monte ? Cette question se transpose à votre propre pratique bien plus utilement que de chercher à reproduire tout de suite la vitesse ou l’amplitude de l’athlète.

Action à l’intérieur de la cuisse, balayage de hanche et contre-prise en esquive

Harai-goshi est une technique de hanche (koshi-waza) ; dans sa forme de base à droite, le balayage agit contre la cuisse droite de uke après la connexion des hanches. Le uchi-mata de référence agit par l’intérieur contre la cuisse gauche de uke et appartient officiellement aux ashi-waza. Les formes de compétition peuvent rendre la différence visible moins évidente : décrivez le contact et l’action réels avant d’argumenter à partir de l’apparence.

« Ken-ken uchi-mata » désigne couramment une continuation en sautillant. Ce n’est pas une entrée distincte qui résoudrait tous les problèmes de distance initiale. Demandez-vous si le sautillement améliore l’angle tant que la connexion tient, ou s’il compense simplement la perte du premier placement.

Uchi-mata-sukashi est une contre-prise distincte, et non un uchi-mata réussi par l’attaquant initial. Servez-vous de la liste officielle des techniques pour bien séparer ces noms. Une bonne note d’étude peut dire « la jambe a été esquivée et l’attaquant redirigé » avant même que vous soyez sûr de la classification.

Demandez-vous ce qu’apporte chaque sautillement

Choisissez avec votre professeur une entrée en déplacement maîtrisée et analysez la première tentative avant d’ajouter une finalisation en sautillant. Votre question est : « Mes mains et mon pied d’appui créent-ils la projection avant que la jambe qui attaque ne monte ? » Gardez une seule saisie et un seul schéma de déplacement pour la première série.

Notez les entrées avec connexion du haut du corps, les appuis stables, les finalisations contrôlées et les reprises de garde. Si une continuation se produit, indiquez si elle modifie l’équilibre de uke ou se contente de suivre son déplacement. Utilisez le retour d’un partenaire consentant sur le contact autant que la vidéo ; la caméra ne montre pas forcément où la cuisse entre réellement en contact.

Exemple fictif, pas des données d’entraînement mesurées : « Huit entrées ; cinq connectées, trois où je suis allé chercher uke avec la jambe. Deux tentatives connectées ont eu besoin d’une continuation ; l’une a amélioré l’angle, l’autre s’est transformée en poursuite. Prochain entraînement : ajuster la distance d’entrée avant d’ajouter des sautillements. » C’est une hypothèse à tester, pas un diagnostic valable pour chaque uchi-mata raté.

Gardez cette observation dans le modèle de carnet d’entraînement ou dans Judo AI. Au bilan suivant, demandez à votre professeur si la nouvelle distance fonctionne encore quand uke choisit de reculer. Cela ajoute une décision sans transformer immédiatement l’exercice en randori libre.

Sources, auteur et relecture

Les noms officiels des techniques du Kodokan fixent le nom et la catégorie. La définition et la vidéothèque de l’IJF consacrées à uchi-mata, ainsi que la démonstration du Kodokan citée en lien, sont les principales références techniques. La deuxième vidéo ci-dessus est créditée séparément. Le compte rendu de compétition cité dans la partie 11 appuie l’exemple nommé, et non chacune des suggestions d’entraînement de cette page.

Par Judo AI · Relecture éditoriale de la version anglaise : 9 octobre 2026 · Version française : 13 octobre 2026. Les définitions, l’identité des sources, la cohérence de l’article et les liens ont été vérifiés. Les exercices et les questions de diagnostic sont des propositions éditoriales à discuter avec votre professeur, pas un protocole d’entraînement validé. La validation par un professeur technique nommément identifié reste à faire. L’identité des vidéos a été vérifiée ; leur lecture intégrale et chaque détail des combats n’ont pas été analysés de façon indépendante. Prévisualisation éditoriale en français.

Règlement et portée : ce guide d’étude suppose une pratique encadrée ; ce n’est pas un manuel d’arbitrage à jour. Les scores historiques décrivent l’événement cité. Demandez à votre professeur de vérifier le règlement de votre catégorie d’âge et de votre compétition avant d’utiliser en shiai des variantes de saisie, des clés de bras ou des étranglements ; cette version ne certifie pas leur légalité. Arrêtez une action à l’entraînement dès que votre partenaire tape, demande d’arrêter ou signale une douleur.

Tous les guides d’étude technique · Référence officielle des 100 techniques · Guides d’entraînement.